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La Révolution du crayon

  • NOS FRERES LES MIGRANTS

    Au commencement un soulèvement populaire en 2011 en Libye, s'inscrivant dans le cadre du printemps arabe, puis une intervention militaire menée par la France, le Royaume-Uni ainsi que les États-Unis. Cette intervention est justifié ou non, c n'est pas le sujet de ce billet. Ce qui est le plus important aujourd'hui ce sont le sort et le destin de celles et ceux jeunes ou moins jeunes qui s'aventurent quasi quotidiennement afin de tenter la traversée vers l'Europe.

    Actuellement, quelques part en Méditerranée à chaque fois un simple chavirement de bateau de fortune coûte la vie à des centaines de personnes. La responsabilité du monde, notamment de l'Europe dont l'équilibre politique et économique attire ces migrants est cruciale. Des voix, dont celle du Pape François, se lèvent afin que les pays européens élaborent dans l'urgence une politique commune sur l'immigration. Une collaboration doit avoir lieu avec les pays voisins de la Libye. L'effondrement de l’État libyen permet aux passeurs la libre action dans leurs trafics d'êtres humains.

    L'Europe subi de plein fouet la tragédie migratoire depuis le printemps arabe et la guerre en Syrie qui forcent plusieurs millions de personnes à se déplacer, mais cela était quelque part prévisible. Selon le Conseil de l'Europe, 210 000 migrants ont traversé la méditerranée en 2014 dont 170 000 sont arrivés en Italie. Il y avait sûrement d'autres moyens pour évincer Kaddafi, évitant le chaos que la Libye subi aujourd'hui.

    Une des conséquences de toutes ces guerres est aujourd'hui le flux excessif des migrants, qui n'est pas nouveau dans le fait, mais qui s'empire avec la main mise des terroristes sur une grande partie du territoire libyen, s'ajoutant à cela une grave crise politique et institutionnelle.

    Actuellement, plusieurs voix insistent pour une opération de l'ONU en Libye, mais dans quel but et comment cette opération protégera t-elle les réfugiés et les migrants ? Une seconde opération militaire n'empirera t-elle pas plus la situation libyenne mettant sérieusement les migrants en danger ?

    Actuellement, la seule solution pour la Libye n'est pas une seconde intervention militaire, mais une sérieuse volonté de stabiliser politiquement la Libye, l'amenant à une réelle Paix. Mais ce travail des grandes puissances réunies ne doit pas se faire uniquement en Libye, mais surtout en Afrique et au Moyen-Orient d'où émerge la grande partie des migrants.

     

     

  • QUE SE PASSE T-IL AU YÉMEN ?

    L'Arabie Saoudite commet une erreur monumentale en s'engageant dans une guerre contre son voisin le Yémen. Une fois encore l'impérialisme saoudien s'exprime de manière violente dans la région face à un peuple réclamant plus de dignité et une vie meilleure. Cette démonstration de force de la part des saoudiens à plusieurs objectifs dont la soumission pure et simple du peuple yéménite et l'exhibition de sa puissance face à l'Iran.

    Dans cette affaire, les Etats-Unis ont tendu un piège à l'Arabie Saoudite similaire à celui tendu à Saddam Hussein dans les années 90 lors de son invasion du Koweït. Le but de cette manœuvre est la soumission permanente de l'Arabie Saoudite à la politique étasunienne. En même temps, l'Arabie Saoudite considère que le Yémen est sa chasse gardée et ce n'est pas la première fois que l'Arabie Saoudite a recours aux armes pour réprimer les yéménites. En 2009 les saoudiens ont déclenché une offensive de grande ampleur contre le voisin yéménite et les chiites en particulier qui a résulté un échec total.

    Au Yemen, il n y a pas que les chiites Houthis qui se battent contre le régime de Abd Al Hadi soutenu par les saoudiens, mais aussi une grande partie de l'armée qui compte un bon nombre de soldats de confession sunnite. Nous rappelons que le combat n'est pas entre sunnites et chiites. L'Arabie Saoudite n'admet pas qu'un pays voisin s'émancipe, sortant ainsi de sa servilité.

    Les médias occidentaux nous cachent volontairement les manifestations populaires soutenant les Houthis et l'armée yéménite. Le monde entier fait profil bas face aux massacres des innocents, même les États-Unis qui dans l'absolu ne veulent pas d'une guerre à grande échelle à l'heure actuelle au Moyen-Orient. L'Arabie Saoudite risque de perdre la partie au Yémen comme ce fut le cas en 2009, ou comme ce fut le cas de son allié israélien en 2006 au Liban. De ce fait, l'Arabie Saoudite risque à l'exemple d'Israël en 2006 de perdre toute crédibilité sur le plan régional et international.

    L'Arabie Saoudite prendra un énorme risque d'envoyer des troupes au sol, sachant que les frappes aériennes vont commencer à lui coûter cher, la seule et unique solution est politique. Mais les Al Saoud ont toujours eu recours comme leurs alliés dans la région à un langage de violence et de haine se traduisant par ce sentiment de supériorité prétentieuse envers les autres populations de la région.

    Actuellement, l'Arabie Saoudite mène une guerre sanglante soit disant contre les chiites qu'elle a aidé en 1962 pour mettre fin à l'imamat yazidite d'obédience chiite. Le Yémen a aussi subi le printemps arabe et la population a chassé du pouvoir le Président Saleh à qui une grande partie de l'armée lui est restée fidèle qui combat aux côtés des Houthis en ce moment. L'enjeu de cette guerre dépasse le Yémen en soi. Cette guerre constitue une démonstration de force face à l'Iran. L'enjeu est aussi le contrôle de l'entrée de la mer rouge au passage de Bab al Mandab vers le canal de Suez, d'où l’implication de l’Égypte et d'Israël.

    Si nous revenons à l'Iran ce dernier ne soutient pas que les rebelles Houtis ou les chiites dans la région, mais aussi d'autres factions sunnites résistantes notamment en Palestine. Il faut aussi savoir que le Président Abd Al Hadi avait fini son mandat et l'intervention de l'Arabie Saoudite est pour le maintenir au pouvoir, malgré son illégitimité et son impopularité, forçant la population yéménite d'admettre sa légitimité sans avoir des élections démocratiques

    Pourquoi n y a t-il pas eu une coalition de guerre comme contre la Tunisie lorsque sous la pression de la population le président qui n'avait pas encore fini son mandat, de ce fait légitime a fui le pays pour partir en Arabie Saoudite où il vit actuellement ? Il y a des choses importantes qui sont occultées par les médias de masse, comme à titre d'exemple les Houtis qui étaient en contact sérieux avec les saoudiens, ce lien a été interrompu avec la mort du roi Abdallah, il y a quelques mois.

    Enfin, le soutien de l'Iran au Yémen peut être aussi une réponse à l'échec de son soutien aux chiites du Bahreïn où la situation est similaire à ce que se passe au Yémen, mais la médiatisation n'est pas à un niveau élevé, puisqu' au Bahreïn, il n’existe pas de lutte armée et les enjeux ne sont pas les mêmes.

    Enfin, les saoudiens n'ont qu'à regarder sérieusement ce qu'il s'est passé au Liban en 2006 et en tirer les conclusions.

     

    Noura

     

     

     

  • REGARD SUR LES CHRETENS DE SYRIE

    Depuis 5 ans la Syrie subit une guerre atroce et destructible à tous les niveaux, menaçant aussi l'éclatement du Moyen-Orient. La Syrie est un pays d'une superficie de 187 475 Km2, et d'environ 22 millions habitants dont 10% de chrétiens. L'arabe est la langue officielle du pays, mais beaucoup de syriens parlent le français et l'anglais. L'arménien, le turkmène et l'araméen sont aussi parlés en Syrie.

    Autrefois, province de l'empire romain, la Syrie a été avec la Palestine et l’Égypte la première région au Levant à se convertir au christianisme. Les fondateurs des églises syriennes sont Pierre, Paul , Thadée et Barthélémy, les disciples de Jésus.

    Il existe une dizaine d'églises en Syrie. L'église grecque orthodoxe d'Antioche est majoritaire, suivie par l'église apostolique arménienne et L'église Grecque Melkite, sans pour autant oublier les églises syriaque, maronite ect .Jusqu'à la guerre, les communautés chrétiennes ont vécu en paix, bénéficiant d'une liberté religieuse exceptionnelle par rapport à d'autres pays arabes de la région. La crainte des chrétiens aujourd'hui est bien plus vis à vis de l'envahisseur en terme de radicaux religieux, terroristes et autres mercenaires, que de leur concitoyens musulmans ou du pouvoir en place.

    Ceci étant, le nombre de chrétiens en Syrie diminue de jour en jour, mais il y a toujours eu des vagues d'immigration au sein des communautés chrétiennes depuis les massacres survenu en 1860 à Damas. L'immigration au Moyen-Orient ne concerne pas que les chrétiens, mais le déclin démographique de cette partie de la population impacte plus les arabes chrétiens que les arabes musulmans. Les chrétiens en Syrie se retrouvent actuellement dans un conflit, qui au départ était typiquement local s’inscrivant dans ce que certains nommait le printemps arabe, avant qu'il ne devienne régional impliquant le Quatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie et l'Iran voir international impliquant la Russie, les Etats-Unis, l'Europe et la Chine. La guerre en Syrie comporte plusieurs facettes, mais c'est une guerre qui est en premier lieu énergétique, tournant autour des ressources comme le pétrole, le gaz et aussi l'eau.

    La guerre en Syrie menace sérieusement les chrétiens au même titre que les autres minorités par la montée de l'extrémisme de tout genre. La responsabilité des chefs des églises orientales en général et syriennes en particulier est d'une importance cruciale, une union réelle entre les chrétiens de différentes confessions peut contribuer à la protection des communautés chrétiennes en Syrie. Au moins 1700 églises y ont été profanées. Les chrétiens craignent que la chute de Bachar-Al Assad entraîne un embrasement, et à une irakisation de la Syrie.

    De ce fait les plupart des chrétiens syriens restent solidaire du pouvoir politique en place, même s'ils existent des divergences. Quelque part le soutien à Bachar-Al Assad n'est pas en soi pour sa personne, mais aussi pour les institutions légales de l’État, ainsi que pour l'armée syrienne qui défend avec acharnement la population, l'intégrité territoriale et l'identité syrienne, tous ces éléments constituent pour les minorités dont les chrétiens font partie un rempart face à l'extrémisme.

    Certainement le destin des chrétiens de Syrie est bouleversé par la décomposition de leur société depuis 2011. Ils sont devenus des proies faciles aux factions combattantes et aux différents mercenaires qui rôdent dans la région. Les violences en Syrie contribuent à diminuer encore plus le réservoir démographique des communautés chrétiennes. L'aide aux chrétiens d'Orient à ce moment décisif de leur existence est indispensable par tous les moyens en coordination avec les organisations étatiques sur le terrain, ainsi que par la prière.

    Les chrétiens de Syrie demeurent extrêmement choqués par ce qu'il se passe chez eux et par le manque de décision politique internationale à propos de la guerre fratricide qui se passe dans leur pays. Mais leur espoir est grand qu'un jour la guerre cessera et la Paix reviendra, même si cela va prendre énormément du temps pour reconstruire vraiment ce qui a été brisé.


    Noura

     































































     



  • LE ROI D'ARABIE EST MORT VIVE LE ROI

    Depuis un certain temps, l'Arabie saoudite est le monde commençaient à envisager la suite du Roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud décédé le 23 janvier 2015. Le nouveau roi d'Arabie Saoudite Salmane ben Abdelaziz al-Saoud risque fortement de modifier en profondeur la politique intérieure et extérieure du Royaume, voir de changer certaines choses ou revenir sur plusieurs acquis.

     

    En effet, cette politique est quasi immédiate, puisque le nouveau roi a commencé par l'éviction du pouvoir de quelques hommes clés de l'entourage de son prédécesseur. Cela prouve aussi les divergences au sein de la famille royale saoudienne, ce qui peut être pour certains un mauvais signes et pour d'autres bon signe. La vitalité et la profondeur des ces divergences peuvent quelques part compromettre le pouvoir de la famille régnante et hypothétiquement son effondrement.

     

    Les enjeux qui attendent le nouveau roi de l'Arabie Saoudite sont énormes, il a à combattre les islamistes radicaux dans son royaume mais en même temps protéger le Royaume de la menace de Daesch qui commence à se profiler sérieusement aux frontières de l'Arabie Saoudite.

     

    Il ne faut pas négliger la baisse du prix du pétrole qui expose l'Arabie Saoudite à de rudes épreuves. Le chômage des jeunes est un enjeu prioritaire, puisque emploi peut rimer avec empêchement que ces jeunes soient enrôler dans les rangs de Daesch ou autres mouvements radicaux.

     

    Sur le plan extérieur, le nouveau roi d'Arabie Saoudite a comme défi prioritaire le problème au Yemen où les Houthis ont pris le pouvoir.

     

    Les Houthis tiennent leur nom de leur guide spirituel Badreddine al-Houthi et de son fils, Hussein, un influent prédicateur tué en 2004.

     

    Ce mouvement est considéré par beaucoup dont l'Arabie saoudite, comme mouvement rebelle insurrectionnel chiite dont sa branche politique porte le nom d'Ansarullah appartenant à la communauté zaydite, se trouvant à majorité dans les montagnes du nord-ouest du pays, à la frontière de l’Arabie saoudite. Les Zaydites représentent environ un tiers de la population yéménite majoritairement sunnite.

     

    Les Houthis sont en lutte avec le pouvoir central depuis les années 2000 considérant que leur communauté est marginalisée, dénonçant les inégalités et le sous développement dont ils sont victime au nord-ouest du pays dont la ville de Saada qui est le berceau de la communauté zaydiste depuis sa fondation en 898 par l'imamat zaydite qui durera jusqu’en 1962.

     

    Un autre défi aussi actuel que celui du Yémen auquel le nouveau roi saoudien doit se confronter est le conflit en Syrie et le fiasco total de cette guerre.

     

    Le Roi est mort vive le Roi, mais avec pas mal de défis à affronter et des enjeux quasi existentiel.

     

    Noura

     

     

  • OUI POUR UN ETAT PALESTINIEN

    Certains pays comme la France commencent à voter des projets de loi afin de reconnaître officiellement un État palestinien. C'est une belle initiative, après de longues années de détresse du peuple palestinien. C'est une belle initiative après des années d'offense, d'exclusion et de discrimination du peuple palestinien.

    Ce projet affronte une violente contestation qui vient toujours des mêmes, de ceux qui ne veulent ni partager, ni cohabiter avec les filles et les fils de cette terre, à qui ils l'ont confisqué, jusqu'à les transformer en réfugiés dans leur propre pays. Les contestataires à outrance montrent bien qu'ils ne veulent pas la paix.

    Nous sommes dans une configuration pénible qui dure depuis bien longtemps entre un peuple qui lutte pour son existence, pour garder son identité, pour avoir un pays digne de ce nom et un autre peuple qui s'installe par effraction voulant l'exclusivité d'une terre qui n'est pas entièrement à lui.

    Oui pour reconnaître un Etat palestinien, oui pour reconnaître officiellement et internationalement la Palestine, mais la question que nous posons, c'est sur quelle portion territoriale ? À l'intérieur de quelles frontières ? Avec quelle identité géographique et sociale ?

    Qui déterminera cela, le peuple palestinien ? Les grandes puissances en coordination avec les palestiniens ? Ou les grandes puissances imposeront le tout complet aux palestiniens en ayant toujours l'intention de satisfaire les sionistes ?

    Oui pour un Etat palestinien, mais sous quelles conditions ?

      

    Noura

     

  • Félicitations Monsieur le Président

    Il y a trois ans, le monde était en ébullition pour une  révolution vide de sens et sans signification, nommée le printemps arabe. Ce printemps fané, sans goût et sans saveur a fait la une de la presse internationale. Tous les journalistes étaient contents de mentionner que certains dirigeants arabes et musulmans étaient des dictateurs. Ce mensonge monté pièce par pièce par les forces sionistes et impérialistes a été vendu aux peuples de la terre entière comme une réalité prophétique, tandis que c’est qu’une diabolisation.

    Il y a trois ans beaucoup de personnes voulaient nous apprendre ce qu’il se passe exactement chez nous. Il fallait les écouter et leur dire amen, puisque des journalistes véreux à la solde de la diabolisation calomnient à longueur de journée et mentent comme ils respirent. Mais il fallait les croire sur parole, pour la seul raison qu’ils sont occidentaux. Eh bien non, plus nous avançons dans le conflit syrien, plus nous avons la certitude qu’ils ont menti, plus nous avons la certitude que Bachar ne tombera pas et le voilà élu de nouveau par suffrage universel démocratique pour sept ans.

    Evidement que les menteurs à la solde du diable affirment et démontrent que les élections présidentielles en Syrie sont truquées et se sont déroulées sous la pression. Elles ne sont pas plus truquées que certaines élections en occident et ce n’est pas les preuves qui manquent. Les syriens qui sont allés voter massivement dans tous les pays hors de la Syrie, ils l’ont fait sûrement par peur des représailles du régime en place ? Quelle farce qu’aucun humain censé ne peut admettre.

    Il y a trois ans, nous avons dit qu’Erdogan partira avant Bachar, mais ceux qui avaient des oreilles n’entendaient pas. A

    ujourd’hui Bachar s’est fait élire par son peuple, tandis que nous restons sceptiques sur la victoire d’Erdogan aux prochaines élections présidentielles turques. L’avenir nous le montrera. Des pays développés, démocratiques qui se battent pour le droit des peuples, pour la liberté et le droit de l’homme ont interdit sur leur sol le vote des diasporas syriennes. Quelle honte.

    Enfin, il y a trois ans nous avons dit que le président Bachar Al Assad ne tombera pas, et voilà que nous y sommes, il n’est pas tombé. Au contraire il est réélu, tandis que rien n’empêche le peuple et l’armée de le trahir. Félicitations Monsieur le président.

     

                                                                                                       

                                                                           Noura

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